dimanche 13 septembre 2026

mon parcours éditorial : signer un contrat d'édition

Par où commencer dans ce rêve éveillé à peine croyable, si ce n’est… wtffff : oui, j’ai signé un contrat d’édition !!

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Et pourtant, celles qui me connaissent savent qu’il y a à peine deux ans, si vous m’aviez annoncé que je signerais un contrat d’édition, je vous aurais littéralement ri au nez.

À la base, l’idée de signer un contrat était un NON catégorique.

Pourquoi ? Déjà parce que, premièrement, ça ne me traversait même pas l’esprit une seule seconde. La dernière fois que j’avais envisagé de devenir écrivaine, j’avais huit ans. On recevait la visite de Philippe Barbeau, auteur de livres jeunesse, dans ma classe de primaire, et j'avais posé plein de questions sur le métier d’auteur, que je trouvais absolument cool. Puis, force est de constater que la rigueur et la discipline, ce n’était pas vraiment mon truc. Penser à écrire un livre : oui. Le mettre en application : non.

Lorsque j’ai commencé l’écriture d’Is It a Crime ? sur Wattpad, c’était uniquement pour le plaisir et le fun. On était en pleine période post-pandémie, quelques mois avant mon départ pour Montréal, et c'était un moyen pour moi d'échapper à mon stress du départ vers une nouvelle vie. 

Quand j’ai finalement achevé le manuscrit, trois ans plus tard — après des périodes de doutes, des pauses, des remises en question, mais surtout énormément de bonheur à l’écrire —, j’étais simplement fière d’être arrivée au bout.

Et en réalité, pour être tout à fait honnête, l’édition me faisait flipperrrrr à mort. Je souffre énormément d’un manque de confiance en moi au quotidien, ainsi que d’un syndrome de l’imposteur qui s’est particulièrement révélé pendant mes études universitaires. Je travaille toutefois vraiment, vraiment, vraiment fort dessus depuis quelques années.

Alors, imaginer que je pourrais soumettre mon texte à une maison d’édition et, pire encore, me dire qu’il pourrait être publié… c’était une étape beaucoup trop grande pour moi.

Puis, un jour, on m’a posé une question qui allait tout changer :

« Donc c’est ça, c’est fini ? Tu vas juste mettre ton texte dans un tiroir et ne rien en faire ? »

Et cette question m’a… embêtée. Parce que je n’avais vraiment pas envie de répondre oui.

Après tout, mince. J’avais passé trois ans sur ce manuscrit. Trois ans à créer des personnages, à construire une histoire, à douter, à recommencer, à abandonner puis à reprendre… pour finalement simplement tourner la dernière page et le ranger dans un coin ? Non.

Je n’étais peut-être pas prête à envisager l’édition, mais je n’avais pas non plus envie de dire au revoir à cette histoire aussi facilement.

J’ai alors repensé à toute l’expérience incroyablement positive que Wattpad m’avait apportée. Aux lecteurices, aux auteurices, aux échanges, aux émotions complètement folles que cette plateforme m’avait permis de vivre. Et je me suis dit que je ne perdais rien à essayer de faire durer encore un peu ce sentiment.

J’ai donc entrepris une bêta-lecture, avec le soutien incommensurable d’Emma Jarnac et de mes copines.

Le 1er avril 2025, nous terminons la réécriture d’Is It a Crime ?. Ma bêta lectrice m’envoie ses derniers vocaux pour clôturer la bêta-lecture et, au milieu de tout ça, me glisse que ce serait peut-être bien que je le soumette quand même.

Let's goo.

Poussée par le feu de la fierté d’avoir enfin accompli cette réécriture, je me dis que c’est maintenant ou jamais. Alors, le soir même, j’envoie mon manuscrit aux Éditions Addictives.  Je me prête à l'exercice de l'envoi de dossier éditorial. Deux mois plus tard, je retente même l'expérience en soumettant une seconde fois mon manuscrit à une deuxième maison, parce que bon l'envoyer seulement à une seule, ça limitait quand même très fortement la possibilité d'avoir une réponse. 

Soyons honnêtes : il n’y avait absolument aucun univers dans lequel je pensais pouvoir être directement éditée chez Addictives. Surtout, c’était une manière pour moi de faire taire cette petite voix dans ma tête qui me répétait :« Tu ne l’as pas fait. »

Au moins, maintenant, je pourrais lui répondre : « Si. Je l’ai fait. »

Et puis… 3 mois et demi mois plus tard, je suis recontactée. Et c'est là que le rêve commence !!

my very honest reaction : 

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Comment tu t'es senti après l'avoir appris ? 

Je n’en crois pas mes yeux. Je suis obligée de relire plusieurs fois le courriel parce que je me dit que ce n'est pas possible, que ce tout premier envoi éditorial se solde par une proposition ? Honnêtement, j'ai même cru à une arnaque mdrr. Je suis allée vérifier l'historique de la ME et parcouru LinkedIn pour m'assurer de la crédibilité de l'expéditrice. Finalement, ça s'est avéré l'expérience la plus cool de toute ma vie. Et pour cela, je serais éternellement reconnaissante aux personnes qui m'ont poussé à toujours viser plus haut. 

Quelle est l'étape (édition, écriture, etc.) qui t'as donné le plus de difficulté ? 

La première réécriture a été vraiment l'étape qui a été la plus challengeante. Pour la petite histoire, je suis le genre d'autrice qui en écrit des tartines. Is It a Crime ? a été écrit et pensé comme un one shot. Or, le texte faisait 220 000 mots au total mdrrr. Pour passer la phase de soumission de texte, lors de la réécriture avec ma bêta lectrice, je l'ai divisé en deux tomes distincts. Finalement, lorsqu'on en a discuté avec Addictives, le premier point était d'en faire un one shot à nouveau. Et j'étais totalement d'accord, puisque le rythme de l'histoire avait été pensé comme tel. Sauf que cela a impliqué une réduction du texte de presque 50%. Je sais que cela fait peur (moi la première) mais honnêtement, le truc le plus dingue c'est que l'histoire en a été hautement améliorée. On a réussi — et je ne sais toujours pas trop comment — à faire tenir toute l’histoire en un seul tome. Bon… si, je sais comment : j’écrivais vraiment des passages qui ajoutaient de la lourdeur mdrrr.

Vraiment, le sac de Mary Poppins. On n’a rien perdu de l’histoire. Au contraire, l’atmosphère a même été renforcée et le rythme est beaucoup plus soutenu. Mais j’avoue que cette étape m’a procuré quelques sueurs froides et plusieurs nuits courtes, puisque j’avais environ un mois pour réaliser cette épreuve. Au début, c'était durrrr... j'avais l'impression que tout avait son importance, je m'étais embêtée à les écrire ces moments. À la fin, je n'avais plus aucune pitié, je supprimais sans vergogne des passages entiers de mon texte. 

Est-ce que le processus de correction est difficile ? 

Pour ma part, je l’ai trouvé incroyablement enrichissant, et j’ai énormément appris au cours de ce processus. Alors oui, il faut parfois savoir mettre son égo de côté. Perso, ça allait parce que j'en avais aucun. 🤣 Par contre, à plusieurs reprises, lorsqu’on voit des corrections apparaître sur presque chaque mot d’une phrase, on finit par se dire : « Mais au fait… je ne sais absolument pas écrire. ». J’ai revu entièrement ma façon d’écrire, de construire mes phrases, de penser le rythme etc. Bref, c'était une expérience en or.

Est-ce que tu es satisfaite de la version finale ? 

Plus que satisfaite. Et c’était vraiment mon point d’honneur avant de donner ma validation finale : il fallait que je sois fière et contente de cette version. Je voulais pouvoir refermer le manuscrit en me disant : oui, c’est exactement comme ça que je voulais raconter cette histoire. 

Alors, la cover ? 

Guys !! Si je vous dit que la couverture est absolument magnifique et je suis absolument amoureuse, c'est que vraiment... c'est quelque chose. Cela fait quelques mois qu'on l'a finalisé, et j'ai encore l'effet wow à chaque fois que je la vois. Elle représente parfaitement Is It a Crime ? Et j'ai hâte que vous la découvriez bientôt. 

Voilàààà les poupettes, je pourrais vous écrire d'autres articles sur le sujet, si vous êtes intéressées, et pourtant sur des thèmes plus spécifiques de l'édition, du parcours, de l'histoire, etc. N'hésitez pas à me contacter pour des questions, je me ferais une joie d'y répondre ˚ʚ♡ɞ˚ ⠀⠀⠀ ⠀⠀ ⠀⠀ ⠀⠀ ⠀

xx, Hazel June 

dimanche 30 août 2026

book club #1 : bilan .ೃ࿔


Hier, avec Emma, on a réalisé notre premier book club en présentiel à Montréal, et l'expérience était vraiment troooop top ! Je vous raconte tout ça... 

Emma, c'est vraiment mon coup de cœur amical de ma vie. C’est une française qui est venue à Montréal pour poursuivre ses études dans le même domaine que moi. Nous nous sommes rencontrées un peu par hasard lors d’un travail de groupe en analyse crimino et, très vite, nous nous sommes liées d’amitié. Au fil des discussions, nous avons découvert que nous partagions deux grandes passions  communes, que sont la lecture et l’écriture.

Cela faisait d’ailleurs plus d’un an que nous évoquions, de temps à autre, l’idée de créer notre propre book club au détour de nos conversations, sans que nous osions réellement nous lancer. Puis, le mois dernier, lors d’une discussion au bar pendant un match de la Coupe du monde qu'on regardait à peine, nous nous sommes sommes dit : « Non, sérieux… il faut que ça arrive. »

Ni une, ni deux, nous nous sommes retrouvées dès le lendemain pour donner vie à Pretty Lovely Chapters, notre petit book club. Le concept consiste à oganiser chaque mois une lecture commune autour d’un livre sélectionné directement par nos followers, puis se retrouver sur Montréal ou sur Discord (pour celleux à distance) pour en discuter, partager nos avis et, surtout, passer un bon moment ensemble.


Pour notre toute première édition, nous avons proposé plusieurs choix de lecture et c’est finalement Deep End d’Ali Hazelwood qui est ressorti grand gagnant ! 

J’avoue que, lorsque nous avons proposé ce livre dans notre sélection, je ne m’étais pas énormément renseignée sur son contenu. Tout ce que je savais, c’était que c’était du Ali Hazelwood, que j’avais adoré The Love Hypothesis et Love on the Brain, et que l’histoire évoluait dans l’univers de la natation. Pour une lecture d’été, ça nous semblait absolument parfait. 

Puis le livre a été choisi et, le soir même, Emma m’envoie un vocal…

Retranscription écrite de son vocal :

« Euh… je viens de regarder les tropes du livre et il y a une forte présence de BDSM. »

Bon. J’avoue qu'on étaient soudainement beaucoup moins emballées. 😭 Je ne suis pas particulièrement friande de smut à outrance dans les livres et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le sujet était plutôt central dans l’histoire, puisqu’il est abordé dès le chapitre 1.

Mais bon, on décide de s’accrocher. On n’allait quand même pas DNF le livre que nous avions nous-mêmes proposé comme lecture commune.  

Mais revenons à Pretty Lovely Chapters… 

Pour cette première édition, nous avons organisé une rencontre en présentiel à Montréal, au café Chez l’éditeur. Nous étions en petit comité et, honnêtement, je crois que je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur premier rendez-vous. Les filles qui se sont présentées étaient toutes tellement adorables… de véritables amours (big up à vous si vous passez par là !). Notre rencontre était d'une durée de 2h, ce qui nous a laissé bien le temps d'échanger sur le livre et autres sujets de conversation dérivés. Au final, nous étions toutes unanimes sur le fait que c'était un bon choix de première lecture puisqu'il y avait beaucoup de matière à discussion. Et surtout, énorme merci à Emma qui s’est vraiment donnée à fond pour organiser cette première édition et qui a porté ce book club sur ses épaules tout le mois dernier. 🥹 Elle avait même préparé de petites pochettes avec des goodies pour nos participantes. Vraiment, c’était trop cool !

Mon avis final sur le livre (attention spoilers) : 

☆☆☆ / 5 

Les + : 

Ali Hazelwood. J’ai beaucoup aimé le côté humoristique du roman, qui venait parfois trancher avec le sérieux de certains thèmes abordés. C’est une lecture légère, sans prise de tête, qui se lit vraiment toute seule. On tourne les pages facilement et la plume d’Ali Hazelwood restait suffisamment agréable pour me donner envie de continuer. Cette reine m'a fait apprécier le domaine scientifique (rien que ça), je pense qu'elle pourrait me passionner de n'importe quel sujet, et ça c'est incroyable ! 

L’alchimie entre Scarlett et Lukas. Quoi que j’aie pu penser de certains aspects de leur relation, leur complicité était indéniable. Ils avaient une véritable alchimie et j’ai trouvé leurs interactions particulièrement mignonnes. On sentait qu’ils étaient à l’aise ensemble et qu’il existait quelque chose de naturel entre eux. J'ai rougi à plusieurs reprises en lisant leurs scènes ensemble, je dois l'avouer.

Lukas. Que voulez-vous que je vous dise ? J’apprécie toujours autant la façon dont Ali Hazelwood construit ses protagonistes masculins #bdh 🫠 Non, sérieusement… she is me, I am her. Les hommes qu’elle écrit ont toujours ce petit quelque chose mystérieux, inaccessible qui fonctionne sur moi et Lukas ne fait clairement pas exception à la règle (même avec le bonnet de bain).

Les - : 

L’intrigueC’est probablement ce qui m’a le plus laissée sur ma faim (et je n’étais visiblement pas la seule puisque nous étions toutes d’accord sur ce point). 

Le roman abordait pourtant des thèmes passionnants : le traumatisme, la natation et surtout l’univers assez méconnu du plongeon. Mais j’ai eu l’impression que tout était finalement traité en surface, au milieu des compétitions, du concours de médecine, des labos et des autres intrigues. Il y avait tellement de potentiel et j’aurais aimé que certains sujets soient davantage développés.

Puis, il manquait du drama. Pour être très honnête, je pensais au vu de certains éléments amenés qu'il y allait avoir un plot twist de dingue de la blessure de Scarlett et ses séances chez le psy. Pour ma part, je pensais qu'elle souffrait d'amnésie traumatique à la suite de sa blessure et qu'elle avait omis certains éléments du passé, car certains moments laissaient supposer cela. C’est probablement ce qui explique en partie ma frustration vis-à-vis de l’intrigue. J’avais l’impression que des éléments étaient posés pour nous amener vers quelque chose de beaucoup plus intense. Mais bon, je t'aime quand même Ali. 

La profondeur psychologique. C’est également un point qui m’a manqué tout au long de ma lecture. En refermant le livre, j’avais presque la sensation de ne pas réellement connaître Scarlett, notre protagoniste principale. Pourtant, il y avait des pans de sa personnalité que j’appréciais beaucoup, notamment cette dichotomie entre son besoin de tout contrôler et son envie d’apprendre à lâcher prise. Mais, en dehors de ce trait de caractère, j’ai eu l’impression que nous ne découvrions finalement que peu de choses sur elle. Encore une fois, c’est frustrant, parce qu’il y avait vraiment matière à aller beaucoup plus loin.

Le contexte relationnel entre Scarlett et LukasAlors… celui-là, il m’a vraiment posé problème. Le fait que leur relation se construise avec l’ex de la meilleure amie de Scarlett m’a mise assez mal à l’aise dès le départ. Surtout lorsque cette dernière déclare littéralement, au début du livre : « Lukas est l’homme de ma vie, on finira ensemble. »À partir de là, impossible pour moi de ne pas avoir constamment cette petite impression d’assister à quelque chose qui ressemblait presque à un adultère émotionnel. Même si, rationnellement, je savais évidemment que la situation était différente, le contexte m’empêchait parfois de profiter pleinement de leur romance. Et, à mon sens, le roman s’attarde beaucoup trop sur cette ancienne relation. Elle reste présente pendant une grande partie de l’histoire et j’aurais préféré que le récit prenne davantage ses distances avec elle afin de laisser plus de place à Scarlett et Lukas pour construire leur propre histoire.

Voilàà ! <3 

Pour le mois prochain, le choix s'est porté pour Nightshade d'Autumn Woods et j'ai trop trop hâte. J'ai tellement un amour pour les dark academia / murder mystery / romance universitaire. Brefff, tout le cocktail qui devrait plaire, miam. 

À bientôt les cops 

xx, Hazel June 


mardi 4 août 2026

mon lien d'âme avec les blogs et l'écriture ⊹ ࣪ ˖꒰ঌ ໒꒱.⋆˚࿔

 


Coucouuuu les blogos 💋

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Aujourd'hui, j'ai envie de vous replonger dans les archives de ma mémoire. La création de ce blog a réveillé en moi une immense vague de nostalgie, comme une reconnexion avec la petite Hazel de 8 ou 9 ans qui découvrait les merveilles d'Internet et l'univers des blogs.

Début des années 2000. L'arrivée des Skyblogs. Une véritable révolution pour la jeune Hazel, en 2007-2008, qui n'a même pas encore soufflé ses dix bougies. À l'école, tout le monde attend la fin des cours pour rentrer poster son statut et raconter sa journée sur son Skyblog (sous le regard du contrôle parental, évidemment). 

Les garçons tiennent des blogs consacrés à la Tecktonik, alors au sommet de sa popularité. Mon amoureux de primaire (le bad boy de l'école, connu sous le pseudonyme tecktoniktamère) vient commenter mes articles, et pour moi, c'est le summum de l'amour. Mes publications se résument souvent à partager des liens YouTube ou à poster des GIFs Playboy que je trouve sur Blingee. J'adorais ce petit lapin rose recouvert de paillettes girly, sans avoir la moindre idée de sa connotation. 


À cette même période, la petite Hazel se plonge dans la lecture et découvre la saga qui la marquera pour toujours : Tara Duncan. Pendant douze tomes, on suit une jeune fille dotée de pouvoirs magiques qui partage sa vie entre la Terre et l'AutreMonde.

Sur Internet, son autrice, Sophie Audouin-Mamikonian, tient un blog qu'elle alimente presque quotidiennement. Et moi, ça ne fait qu'entretenir mon obsession pour cette saga. Je rêve de lui ressembler. À l'école, je réalise même un exposé sur mon amour pour ces romans de fantasy. Pour une enfant timide qui ose à peine prendre la parole en classe, la passion avec laquelle j'en parle surprend les autres élèves. Dans la cour de récréation, on me lance souvent : « Toi, c'est sûr, plus tard, tu seras écrivaine. »

*les camarades de classe be like*

2010. Je découvre Ma Bimbo, ce jeu virtuel mêlant mode, décoration et forum communautaire. Et là... c'est le graal.

C'est le début de ce qui restera, encore aujourd'hui, parmi les plus beaux étés de mon enfance. Mes après-midis sont rythmés par Secret Story, puis je passe des heures — littéralement des heures — sur les forums consacrés à Selena Gomez, Brenda Song (dont j'étais modératrice !), Miley Cyrus ou encore 90210.

C'est aussi à cette époque que je découvre le codage de forums, la création de bannières et Photoshop, Weheartit (omgggg, vous vous souvenez de ce site qui tabassait Pinterest matin, midi et soir ?!) grâce à des selenators et des beliebers incroyablement talentueuses. Avec le recul, je me dis qu'elles étaient déjà les premières créatrices de contenu.


Je me souviens notamment de mignane. She was THAT girl sur Ma Bimbo. Elle tenait un Skyblog sur lequel elle partageait tous ses conseils pour maîtriser Photoshop. C'était une véritable mine d'or.

2011-2014. Je découvre Pretty Little Liars et je passe des journées entières sur les blogs de théoriciens qui analysent la moindre image des bandes-annonces et des épisodes pour tenter de découvrir l'identité de -A. Je crée même le mien, qui a disparu avec la fermeture plus tard de Skyblog. Quand j'y repense, c'est tellement triste que des années d'Internet et de mon existence soient partis en fumée (#rip). 


En parallèle, je suis complètement obsédée par The Vampire Diaries, et plus particulièrement par le couple Damon et Elena. #DelenaForever

Je télécharge toutes les musiques de la série sur mon MP3, surtout celles des scènes Delena (🎵 Never Let Me Go... if you know, you know).

Puis, en traînant une fois de plus sur les blogs consacrés à la série, je découvre les fanfictions. Certaines mettent en scène les personnages, d'autres imaginent des histoires entre les acteurs eux-mêmes. Ce sont mes toutes premières fanfictions. Et, sans le savoir, un véritable tournant dans ma vie.

Je passe mes soirées entières à lire les nouveaux chapitres publiés sur Skyblog. Je me souviens encore de l'excitation que je ressentais lorsqu'un nouvel article annonçait la sortie d'un chapitre inédit. Et je me rappelle aussi de cette époque où les scènes un peu plus explicites étaient écrites en blanc : il fallait surligner le texte avec le curseur pour les faire apparaître. Une autre époque, vraiment.


 i'm still there... ˙ . 𓏲ּ𝄢. 𖦹˙ 

La suite, vous la connaissez.

L'arrivée de Wattpad. L'explosion des fanfictions. Puis, quelques années plus tard, Hazel décide de ne plus seulement lire les histoires des autres... mais d'écrire les siennes.

Et finalement, quand j'y repense, ce blog n'est qu'un retour aux sources. 


xx, Hazel June 

˚₊‧꒰ა bye 𝒜𝓃𝑔ℯ𝓁 ໒꒱ ‧₊˚

samedi 1 août 2026

hi there,

   

coucou toi et bienvenue sur mon blog 💋

Si tu ne me connais pas encore, je suis Hazel June, un pseudonyme derrière lequel se cache une girlie de 27 ans (déjà !) née le 8 juin 1999 en France. Il y a presque quatre ans, j’ai décidé de prendre mon envol et de traverser l’Atlantique pour m’installer à Montréal, au Canada. En parallèle, quelques mois avant mon départ, je me suis lancée dans l’écriture de ma toute première histoire : Is It a Crime ?, un romantic suspense psychologique qui se déroule au cœur des années 2000, où les Skyblogs, MSN et les premiers réseaux sociaux faisaient encore partie de notre quotidien.

Plus récemment, avec une amie, nous avons créé un bookclub, Pretty Lovely Chapters, qui existe à la fois en ligne et en présentiel, dont la toute première édition aura lieu en août. Une nouvelle aventure que j'ai hâte de vous partager !

Gémeaux de signe astrologique (même si, quand on me connaît, beaucoup jureraient que je suis plutôt Poissons), je suis une grande introvertie qui a toujours trouvé plus de facilité à exprimer ses pensées par les mots que par la voix.

Petite, j’ai longtemps imaginé des vies différentes : maquilleuse professionnelle pour le monde du cinéma, journaliste pour un magazine de mode, puis enquêtrice aux affaires criminelles… Et finalement, me voilà aujourd’hui, à l’ère de TikTok, animée par mon métier d'intervenante psychosociale dans un centre d'hébergement pour jeunes femmes victimes de violences le jour, et passionnée d'écriture la nuit, à me demander : pourquoi ne pas, à l'approche de la trentaine, ajouter une autre dimension à mes écrits, en m'imprégnant totalement de cette nostalgie des années 2000, que j'aime tant explorer dans mes histoires  ?

Un peu comme Carrie Bradshaw avec son ordinateur et ses réflexions existentielles, j’ai envie de créer ici un petit coin qui me ressemble : un journal intime, où je me sens libre d'écrire tout ce qui me passera par la tête. 

Sur ce blog, je vous partagerai les coulisses de ma vie, mes autres passions (la beauté, le cinéma, la mode...) la création de mes univers livresques, mes aventures d’autrice… et peut-être même quelques petits indices cachés par-ci, par-là 👀

Bienvenue dans mon petit univers. Prends ta boisson, ton plaid, mets tes écouteurs. J’espère que tu t’y sentiras comme chez toi ❤

xx, Hazel June